Le lundi 6 août 2007, branle-bas de combat dans les rédactions : Ingrid Betancourt est sur le point d'être libérée ! Finalement l’information est fausse, et des démentis arrivent... Sansure revient sur le faux espoir de la libération d’Ingrid Betancourt.

 

• La rumeur est partie le jeudi 2 août du quotidien vénézuélien El Universal, et de sa rubrique rumeurs. La brève, intitulée “La France pragmatique”, apparaît dans la catégorie haute, façon de signifier que la rumeur est très crédible. Et cette rumeur annonce que Caracas et Paris discutent depuis plusieurs mois d'un marché d'armement. Le Président Chávez veut acheter des avions Mirage de Dassault. Le Président Sarkozy veut obtenir la libération d'Ingrid Betancourt. Les deux hommes devraient pouvoir s'entendre.

 

• Puis c'est une opposante au Président Chávez, Patricia Poleo, une journaliste vénézuélienne exilée à Miami, qui reprend la rumeur, le samedi 4 août dans le quotidien El Nuevo País, en ajoutant une source militaire colombienne non identifiée, et une précision géographique : la ferme de “Momo Joy” dans la région d'Elorza.

 

• L’info commence à faire le tour des pays. D'abord l’Italie avec le site du journal La Repubblica, puis en France avec le site du quotidien gratuit 20 Minutes, suivi de près par le blog de Jean-Marc Morandini (qui a vite retiré l'article). Mais en fin d'après-midi de ce lundi 6 août, les services de l'Elysée démentent: “On ne confirme pas, dit le porte-parole adjoint Pierre-Jérôme Hénin, mais on reste mobilisés.”

 

• Alors que les médias se préparent en fin de journée, le site Betancourt.info et la mère de l'otage, Yolanda Pulecio, calment le jeu. La Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (Ficib), qui rassemble les divers comités de soutien, a également démenti ces informations: “Aucune des sources fiables avec lesquelles nous sommes en contact permanent, en France et en Colombie, n'a pu confirmer ces informations publiées par une journaliste vénézuélienne”, peut-on lire dans un communiqué.

 

Cela fait 1996 jours qu'Ingrid Betancourt est aux mains des FARC.

 

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