Un jeune lycéen de 16 ans, originaire d’Aix-en-Provence (13), avait été interpellé pour avoir mis en ligne sur internet une version Française pirate traduite de l’Anglais du dernier tome des aventures d’Harry Potter. L’adolescent fut placé en garde à vue lundi 6 août 2007, après que Gallimard, éditeur Français du célèbre best-seller, ai porté plainte. Il a été relâché le lendemain. Le procureur du tribunal d’Aix-en-Provence, a affirmé que “l’enquête est en cours”, et précise toutefois que “selon les premiers éléments de l’enquête, il n’y aurait pas de but lucratif ou commercial”. Toujours est-il que le lycéen risque d’être poursuivi pour violation de propriété intellectuelle. Selon le procureur toujours, le lycéen aurait traduit seul la version Anglaise du livre en Français, et aurait mise en ligne cette version pirate seulement quelques jours après la sortie de l’édition anglaise, le 21 juillet dernier. La police s’est chargée de fermer le site internet où avait été mis en ligne la version pirate du livre traduit en Français. C’est la Brigade Centrale de Répression de la Contrefaçon Industrielle et Artistique (BCRCIA), basée à Nanterre (92), qui travaille notamment sur les réseaux réalisant des traductions pirates sur internet, qui est chargée de l’enquête. Chez Gallimard, la date de la parution de la version traduction officielle reste inchangée au 26 octobre prochain. Le traducteur y travaille depuis 15 jours, “date à laquelle il a reçu la copie anglaise”, précise la responsable de la communication.

Mais rebondissement ce week-end : Gallimard et l'auteur des Harry Potter ont décidé d'épargner le porte-monnaie de l'adolescent de 16 ans. Les ayant droits ne se sont en effet pas portées parties civiles et ne réclament aucun dommages et intérêts au jeune homme, car leur seul objectif était de “dénoncer les réseaux organisés de traducteurs agissant de façon concertée dans le but de tirer profit directement  ou indirectement de l'engouement du public”. Afin qu'une enquête puisse être ouverte, Gallimard et J.K. Rowling avaient déposé plainte, a expliqué une porte-parole de l'éditeur français. Mais  “leur objectif n'a jamais été financier, il vise exclusivement la protection du droit d'auteur”, a ajouté la porte-parole.

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