Émotion à Choc Hebdo après le suicide d’une journaliste reporter de l’hebdomadaire dans la nuit du 21 au 22 mars dernier. L’intersyndicale du groupe Hachette-Philipacchi médias est aussitôt montée au créneau dans un communiqué pour dénoncer des “méthodes de gestion basées sur la brutalité, l’humiliation, le harcèlement, l’arbitraire et l’épuisement des salariés”. Pour tout comprendre, Sansure publie l’intégralité du communiqué intersyndicale CFDT CGT SNJ :

Une de nos collègues, reporter à CHOC depuis la création du journal, s’est donné la mort dans la nuit du 21 au 22 mars. Nous tenons avant tout à exprimer notre solidarité à la famille d’Anne. Notre solidarité mais aussi notre révolte. Ce suicide est un scandale. Anne était une jeune femme talentueuse, travailleuse, donnant son temps et son énergie au journal. Même s’ils ne sont pas la seule cause de sa mort, les mauvais traitements infligés par la direction,  depuis des années, l’ont fragilisée, épuisée. Depuis leur création, CHOC et les publications de la filiale SCPE sont de  véritables zones de non droit au sein du groupe HFM. La direction du groupe a laissé s’instaurer des méthodes de gestion basées sur la brutalité, l’humiliation, le harcèlement, l’arbitraire et l’épuisement des salariés. Nous, délégués, avons accompagné de nombreux journalistes jetés à la porte après avoir été pressurés et maltraités. La direction des magazines interdit l’application de l’accord RTT, prive les salariés de repas selon l’humeur du jour, pratique l’humiliation publique et un incessant chantage à l’emploi. Nous dénonçons depuis des années, dans toutes les instances du groupe, le mépris des lois affiché par la direction de ces magazines, sans que jamais la direction générale intervienne utilement pour faire cesser le scandale. Elle a, bien au contraire, comme elle le fait régulièrement, pris le parti des dirigeants, avec l’argument massue que ces publications sont bénéficiaires. Nous, délégués, représentants syndicaux, exigeons le retrait immédiat des dirigeants fautifs, afin de protéger les salariés des magazines de la SCPE. Nou s exigeons que la direction générale s’adresse directement et immédiatement aux collègues de cette jeune journaliste, en notre présence. Nous exigeons que la direction générale fasse enfin respecter le droit et la loi. Nous exigeons que la direction générale cesse immédiatement de menacer les salariés sur leurs emplois et d’imposer des conditions de travail inacceptables. Nous exigeons que la direction générale reconnaisse sa responsabilité dans le suicide de notre collègue. Nous assurons les salariés de la SCPE de notre solidarité. Ils pourront compter sur notre soutien. INTERSYNDICALE CFDT CGT SNJ, le 26 mars 2007.

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