Grogne des parents d’élèves de l’école Bayard et Matabiau de Toulouse. La raison : l’ouverture d’un magasin d'armes factices en juin dernier juste en face des écoles ! “Au bonheur du Glock” propose ainsi des répliques de pistolets et autres mitrailleuses. Mais le gérant, de ce qui pouvait ressembler à un magasin de jouets, va plus loin… Didier Morandi a ainsi transformé son commerce en armurerie, depuis qu’il a déclaré en préfecture des pistolets à air comprimés de calibre 4,5 mm, classés en septième catégorie. Il attend maintenant l'autorisation de vendre des munitions pour armes de première et quatrième catégories ! Si légalement il a le droit d’ouvrir un tel commerce, face aux écoles primaire et maternelle le sujet est beaucoup plus sensible… Et cela devient intolérable quand on sait que le gérant a placé depuis la rentrée un présentoir de bonbons, avec une publicité aguicheuse : “Maman, maman, Haribo 2 €”. Les parents d’élèves ont depuis plusieurs mois tenté pas mal d’actions afin de faire plier le magasin : une lettre au maire, une pétition, une autre lettre au préfet, mais aussi des courriers aux présidents des conseils général et régional. L'adjoint à la sécurité de la ville aurait pris contact avec le gérant de la boutique, mais rien a évolué. Mais histoire de calmer les esprits, le commerçant a ôté le mannequin guerrier de sa vitrine, et a inscrit “armurerie de loisirs” sur son enseigne. Finalement, le conseil local de parents d'élèves FCPE souhaite que le bas de la vitrine soit opacifié jusqu'à la hauteur des têtes des enfants, et que les bonbons soient retirés de son commerce. Didier Morandi trouve l'idée intéressante, en avouant que pour les bonbons il n’a pas “pensé une seconde que ça serait aussi mal interprété”… Désormais les armes sont-elles baissées entre les deux tranchées ?

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