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La police démantèle trois usines à cannabis par jour en moyenne en Grande-Bretagne. 1 500 sites ont été fermés à Londres en seulement deux ans. Les lieux sont toujours les mêmes : des pièces aux fenêtres occultées, des centaines de plants entreposés dans les chambres et le salon, des ampoules chauffantes pour faciliter la croissance, une ventilation de fortune, une baignoire remplie d'engrais, etc. Pire, Scotland Yard a découvert des enfants vivant au milieu de ces installations électriques dangereuses. Leur rôle : arroser et traiter les précieux plants de canabis. Ces ados orphelins et originaires d’Asie du Sud-Est, sont achetés pour 15 ou 20 euros, voire même plusieurs milliers d’euros aux enchères. Séquestrés et victimes des gangs, ils travaillent sans salaire et permettent de faire fonctionner un important trafic de drogue britannique. Les criminels les mieux équipés peuvent engranger jusqu’à 450 000 euros par an avec la revente de leur canabis. Pour la police, l'explosion de la production de chanvre est due au déclassement du stupéfiant en 2004. Production, possession, ou vente restent illégales, mais les peines encourues sont désormais moindres… Du coup le cannabis est devenu le nouveau business organisé. Selon les experts, 11% du haschisch fumé en Grande-Bretagne était cultivé sur place il y a dix ans. En 2007, la proportion est passée à 60% avec les enfants esclaves…

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