Le business des sites de paris sportifs en ligne ! #Betclic #Winamax #ZeBet #PMU

Gros gagnants exclus et perdants dangereusement chouchoutés.


A l’approche de l’Euro de football, les sites de paris sportifs en ligne vont faire le plein, à grand renfort de campagnes de communications très attractives. Le Bondy Blog et Mediapart se sont penchés sur le business de Betclic, Winamax, PMU ou encore ZeBet, afin d’épingler des pratiques parfois abusives, avec le témoignage de plusieurs membres. Car ces opérateurs de jeux en ligne, disponibles en France depuis une décennie, s’amusent à restreinte des dépôts, à limiter des mises et même à bloquer des comptes en cas de gros gains !

Par exemple, les gagnants récurrents peuvent se voir imposer un plafond maximum de 100 euros de gains. Les paris et les victoires sont donc implicitement déséquilibrés. Évidemment ces limites, qui se traduisent comme un refus de vente selon le code de la consommation, sont illégales, sauf en cas de fraude ou d’addiction aux jeux. En effet, les parieurs sont officiellement considérés comme des consommateurs. Cachés derrière leurs conditions générales, les sites de paris voient très peu de membres les contester devant la justice ou devant le « médiateur des jeux en ligne », car la démarche peut être très complexe. De plus, certaines marques ont des sièges placés stratégiquement, comme Betclic situé à Malte.

Gros respect chez Winamax, vraiment ?

On constate que 82 % des demandes (auprès du médiateur des jeux en ligne, ndlr) sont relatives aux paris sportifs et concernent principalement Winamax (31 %) et Betclic (18 %). Et plus d’un tiers des demandes concerne des annulations de paris, des limitations de mises ou des fermetures de comptes.

Côté perdants, là aussi il y a quelques pièges. Cela va des paris gratuits ou remboursés, aux places de match de foot en loge VIP pour des mises à 50 000 euros par semestre ! Pour certains spécialistes, cette fidélisation des membres est en réalité une réelle incitation à la dépendance. Mais forcé de constater que les sites de paris sportifs peuvent agir tranquillement. Car si l’Autorité Nationale des Jeux peut faire sanctionner un opérateur s’il refuse d’indemniser un joueur et lui infliger une punition, aucune sanction n’a été prononcée sur l’année 2020.

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