Le champion raccroche les gants. Selon le journal L’Equipe, Brahim Asloum et Starvision, la société qui gère ses intérêts, n'ont plus de diffuseur pour retransmettre ses combats. Canal Plus, partenaire qui l’accompagnait depuis ses débuts professionnels, n'est plus décidé à accorder les mêmes cachets : 500 000 euros + 100 000 euros de prime de succès, au lieu de 750 000 euros + 150 000 euros de prime de victoire. Ainsi, Louis Acariès, le mentor et entraîneur, et le sportif ont annulé la première défense du titre du 26 juillet 2008, considérant qu'il n'était plus possible de monter des réunions avec ces sommes-là.
Entre Canal Plus et Brahim, le divorce est consommé depuis le 17 avril dernier. Date à laquelle le boxeur a assigné la chaîne, estimant avoir été abandonné par son diffuseur. Asloum réclame aux alentours de 15 millions d'euros. D’après la voix de son avocat, Maitre Pierre Robin, “il s'agit d'une procédure en responsabilité pour une rupture abusive, fautive, déloyale sans écrit et sans préavis d'un contrat démarré en 2001. […] Nous sommes face à des interlocuteurs dont le seul soucis est l'argent. On les punit donc en réclamant de l'argent. Ils ont ruiné la carrière de Brahim, qui va probablement annoncer son retrait des rings.” Du côté de Canal +, qui a le monopole de la diffusion de la boxe en France, le directeur des acquisitions réfute les arguments du clan d'en face : “On a toujours très bien traité Asloum. On ne s'est pas entendus sur le montant du dernier combat. Cela arrive. C'est la première fois qu'un non-renouvellement aboutit à un procès”. A suivre…
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