Harcèlement, sexisme et grossophobie chez McDonald’s ! (Vidéo) #VenezCommeVousEtes

Fast & Sexiste.


Attribution de postes selon le physique, harcèlement sur le lieu de travail et les réseaux sociaux, salariés poussés à la démission, manipulations psychologiques pour faire exclure des salariés, ambiance de travail insoutenable, …

Dans une enquête commune, StreetPress et Mediapart ont réuni 78 témoignages édifiants sur les ravages du système discriminatoire de McDo. Quel que soit le niveau hiérarchique, les restaurants franchisés de l’enseigne ont tous adopté des méthodes douteuses, sous couvert de blagues.

« En privé, il leur demandait quelle était la couleur de leur soutien-gorge. Et bien souvent quand la fille avait un sous-vêtement coloré, on l’envoyait au McCafé », où les employées sont vêtues d’une chemise blanche transparente.

Pire, une ancienne responsable juridique de McDonald’s dénonce elle aussi des méthodes qu’elle a elle-même appliquées ! Elle affirme avoir participé à la création de fausses sanctions, de preuves véreuses, d’installation illégale de caméras dans les salles de pauses, … Au final, c’est toujours l’enseigne qui gagne.

Ils profitent de leur jeunesse, du manque d’études et de la dépendance à leur salaire pour en faire ce qu’ils veulent. […] Chez McDonald’s, quand on dénonce des délits ou des discriminations, on dégage. Quand on réfléchit trop, on dégage. Quand on conteste la hiérarchie, quand on déplaît, on dégage.

McDonald’s se vante d’embaucher 40 000 demandeurs d’emploi chaque année en France. Mais en réalité, selon Streepress, plus de 90% des recrutements ne sont que les remplacements de salariés démissionnaires. Dans le détail, 40% des salariés ne tiennent pas plus d’une année et 60% ne vont pas au-delà des trois ans, d’après le magazine Capital. Cet été, le groupe a fait l’objet d’une plainte portée par plusieurs syndicats internationaux devant l’OCDE pour « harcèlement sexuel systémique ».

En France, pourtant, une loi votée en 2001 est censée protéger contre les discriminations au travail liées au physique. Elle reste cependant floue puisque rien n’indique si elle vise les discriminations faites en fonction d’une apparence subie (âge, physique) ou d’une apparence choisie (vêtements, maquillage, coupe de cheveux, soins physiques). Et devant les prud’hommes, il est souvent difficile de la faire appliquer.

Retour à l'accueil