nadine morano kookai

Cette responsable du stand Kookaï au Printemps de Nancy, a t-elle été victime d'un abus de pouvoir ? Le samedi 9 avril, Albane prend sa pause avec des collègues. L'un d'eux plaisante sur le garde du corps présent avec Nadine Morano et sa fille dans les rayons : “Je pourrais le mettre en deux temps trois mouvements par terre !” La jeune femme répond alors à son collègue : “Pour se mesurer à lui, il faut d'abord casser la gueule à Mme Morano !” Mais l'intéressée entend cette dernière phrase... La ministre attaque : “Allez-y si vous voulez me casser la gueule, je vous en prie, je suis là ! Faites attention à votre langage.” Albane s'excuse platement, et reconnait la bêtise. Nadine Morano n'en démord pas : “Je n'en ai rien à foutre mademoiselle ! Vous n'aviez qu'à mesurer vos propos. Si j'avais été votre employeur vous auriez été licenciée sur-le-champ !” Dont acte ?
Avant de quitter le grand magasin, la ministre a demandé un responsable, ainsi que les coordonnées du directeur du Printemps, en laissant sa carte du ministère. Le lundi Albane est mise à pied à titre conservatoire, et dans la semaine elle reçoit une convocation au siège de Kookaï à Paris. Fin avril la direction licencie Albane pour faute grave. Mais la version sur la lettre de licenciement n'est pas exacte : elle n'était notamment pas sur son stand mais à proximité d'une porte réservé au personnel. Même si la décision de sa hiérarchie est démesurée comparée aux faits, après l'avoir envisager Albane n'attaquera pas Kookaï aux prud’hommes pour licenciement abusif...

Depuis la révélation de l'affaire, Nadine Morano, qui estime avoir “assez perdu de temps avec cette histoire”, continue d'enfoncer la vendeuse par voie de presse. Dans l'Est Républicain mercredi dernier : “Lorsqu’on a la chance d’avoir un emploi, il faut s’en montrer digne. Aujourd’hui, on ne sait plus quoi faire pour se taper un ministre. Je n’ai pas demandé à ce qu’elle soit virée, je ne suis en rien responsable de la suite. Elle essaie de se victimiser, elle a fait une bêtise, qu’elle l’assume !”
De son côté, Albane estime via son avocat que la ministre qui manque d'humour a fait “une crise d’autorité” : “Si la cliente en question ne s’appelait pas Nadine Morano je ne suis pas sûr qu'Albane aurait été licenciée.” La vendeuse sait également que la ministre a prévenu qu’elle attendait “des suites à ce dossier”.

Rappelons que Nadine Morano est Ministre auprès du Travail, de l'Emploi et de la Santé, chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle... un comble ? Elle qui déclarait encore le 5 mai dernier sur BFM TV : “Quand vous êtes victime du chômage, M. Bourdin, vous croyez que c'est pas une source d'angoisse.” Espérons que pour Albane cette médiatisation lui soit favorable pour travailler rapidement dans une nouvelle boutique.

Regardez l'interview d'Albane par l'Est Républicain en cliquant ici.

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