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Stades et gymnases remplis par des figurants, métro en panne, bugs et censure dans les médias... La première semaine des Jeux d'été londonien a été récompensée par de nombreux couacs d'or. Sansure vous propose le podium du pire !

Des militaires figurants. En plus d'assurer la sécurité pendant les JO, les militaires ont été invités à faire quelques mission remplissage dans les gradins. Ils occupent ainsi des places vides, normalement réservées à la famille olympique, comprenez les officiels, des personnes accréditées et des membres des comités olympiques nationaux, mais qui ne se déplacent pas. Lors des premiers matchs de basket notamment, 70% des sièges les mieux placés, et donc les plus visibles par les objectifs, étaient vides... Ainsi les militaires ont été réquisitionnés afin de calmer la colère et la déception des téléspectateurs qui n'ont pas réussi à acheter des places.

Les transports en rade. Mardi dernier c'est le métro qui a montré des signes de fatigue. Sur Central Line, la ligne qui traverse Londres de l'est à l'ouest, une rame a eu une surchauffe de son système de freinage, et à Liverpool Street un incident de caténaire a eu lieu le même jour. Des incidents entrainant une interruption totale de la ligne la plus fréquenté pour se rentre sur les sites olympiques. Il faut dire qu'avec les JO les transports sont surchargées, ce qui ne va pas arranger la vétusté du métro inauguré en... 1863 ! Les organisateurs des Jeux avaient pourtant déjà indiqué aux autorités leur inquiétude face à l'arrivée de nombreux spectateurs.

Des bugs pour NBC... Elle est la seule chaîne américaine partenaire et donc autorisée à diffuser les JO, en continue et toute la journée, sur plusieurs écrans : en direct à la télé et en streaming sur le web. Mais quand ça bug, elle fait tout pour éviter les critiques, sans doute pour rentabiliser via ses abonnements les 960 millions d’euros investis dans les droits de retransmission ! Sauf que NBC a refusé de streamer la cérémonie d’ouverture en direct, se justifiant d'un évènement trop complexe à proposer "sans les commentaires de l'équipe de production". Et quand le flux ne fonctionne pas, c'est obligatoirement l'internaute et son ordinateur les responsables... Alors forcement de nombreuses critiques sont apparues sur les réseaux sociaux.

... et censure sur Twitter. Les internautes ont rapidement publié sur Twitter leurs reproches envers NBC avec le mot clef #nbcfail. Parmi eux, un journaliste s'est fait remarqué : Guy Adams, un correspondant du journal britannique The Independent à Los Angeles. Après plusieurs commentaires peu flatteurs, il a invité les téléspectateurs mécontents à contacter directement le président de la chaîne NBC Olympic, en publiant son mail professionnel. Peu après, il a vu son compte fermé et ses messages effacés, la chaîne s’étant plainte à Twitter ! Normal : le réseau et la chaîne sont partenaires pour une page olympique officielle. Désormais le compte du journaliste a été rétabli, avec des excuses, car les critiques avaient aussi visé le réseau face à cette censure qui privilégiait clairement ses relations commerciales à ses utilisateurs.

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