Trois jours après la condamnation de Jean-Luc Delarue à un stage citoyen de 3 jours par le TGI de Bobigny, des avocats de la Seine-Saint -Denis ont dénoncé “une justice à deux vitesses”. Ils s’étonnent du traitement de faveur accordé à l’animateur de France 2. Sansure complète son article du 29 mars 2007 (http://sansure.over-blog.com/article-6211885.html) et dénonce  les procédés d’un jugement arrangé…

Si Delarue est arrivé en retard à son procès, c’est qu’il voulait juste arriver au moment ou son dossier était plaidé. Lorsqu’il s’est présenté devant la barre du juge, entouré de ses avocats qui formait un mur dos à la salle d’audience, ceux-ci chuchotait entre eux… Du coup les avocats d’Air France et ceux des syndicats d’hôtesses de l’air et de stewards n’ont rien entendu de ce qui c’est dit ! Une audience publique finalement très privée… Selon une autre avocate présente dans la salle c’était une “confession mezza voce” (à mi-voix). Plus étonnant : Jean-Luc Delarue a obtenu que le document détaillant ses transactions avec Air France et le personnel naviguant soit retiré du dossier ! Plus scandaleux : le juge a même aidé Delarue en lui expliquant comment procéder pour faire effacer de son casier judiciaire la mention de sa peine !
Chez les avocats le ton monte : “Nous allons systématiquement réclamer à ce que la jurisprudence Delarue soit appliqué pour les bandes des banlieue. Nicolas Sarkozy qui trouve que le tribunal de Bobigny est trop laxiste n’a pas tort”. Le procureur de la République de Bobigny, François Molins, se défend de tout laxisme, et assume sa décision : “M. Delarue doit être certainement très ennuyé de devoir effectuer trois jours de stage de citoyenneté aux côtés de délinquants de banlieue. Il n'y a aucun laxisme à Bobigny : cette rumeur, qui nous colle à la peau, est démentie par les chiffres.”

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