Vous êtes plutôt naturel ou artificiel ? En décembre 2005, la population française a déboursé près de 108,2 millions d’euros pour l’achat d’un sapin naturel, et 18,7 millions pour un sapin artificiel, un chiffre qui ne cesse de grandir. En tête des ventes : le nordmann, espèce qui ne perd pas ses épines, représente 54 % des volumes achetés, contre 39,5 % pour l’épicéa. En moyenne, on paie pour un sapin naturel un prix moyen de 23 €. Seulement 15 % de la population investit plus de 50 €. Mais si vous achetez un nordmann de 2 mètres à 40 €, sachez qu’il a représenté une immobilisation financière de 7 à 8 ans pour les producteurs ! Et il ne faut pas oublier que vous payez aussi la taille, l’entretien et l’emballage de votre arbre de Noël... Chaque année, 6 millions de sapins sont achetés dans l’hexagone, dont 1,7 million d’artificiels. Investir dans un arbre en plastique a certes des avantages : il ne perd pas ses épines, s’utilise au moins trois Noël... Mais on lui trouve aussi des inconvénients. Constitué de pétrole, il pollue l’environnement et son prix est plus élevé qu’un naturel : entre 30 et 40 € à l’achat.

Le commerce des sapins est lucratif et de plus en plus concurrentiel. L’an dernier, on a constaté une progression du marché de 2,4 %. Les hypermarchés et les grandes enseignes de bricolage restent les lieux privilégiés d’achat des sapins avec près de 40 % des ventes, dont 15 % d’artificiels. Ce sont les grandes surfaces qui ramassent le plus d’argent, leur marge est de 7 à 8 € ! D’autres concurrents viennent surfer sur les pistes : les pépiniéristes et les marchés ambulants qui totalisent à eux seuls près de 18 % des ventes ! Le coût de production n’est certes pas onéreux, à 35 centimes la graine... Mais après toute une série d’intermédiaires (grossistes, transport,...) le bénéfice des producteurs est maigre : ils empochent de 0,50 € à 1,00 € par sapin entretenu... Un autre rival s’ajoute dans la course : Internet. Plus de 80 000 arbres de Noël sont commandés via des sites en ligne. Une petite révolution dans le secteur, qui n’en écoulait que 15 000 en 2004 ! Pour vous épargner la corvée de transporter le sapin dans votre coffre, votre prestataire Internet vous livre à domicile. Et oublie de vous dire qu’il accroît ses profits en facturant la livraison près de 10 € ! Le business du sapin a trouvé sa bonne étoile...

Retour à l'accueil