C’est le phénomène de cet été. Les peluches et porte-clés Labubu ont envahi les fêtes foraines, les réseaux sociaux, les marchés, les grands magasins, … Avec leur regard un peu démoniaque et leurs longues oreilles de lapin, ces objets ont connu une popularité extrême depuis que des stars l’ont accroché à leur sac à main : Rihanna, Dua Lipa ou encore Lisa du groupe BLACKPINK, qui est l’artiste la plus influente du moment, a partagé une photo avec ses peluches, le tout sans aucun deal passé avec la marque.
Créés il y a 10 ans par le dessinateur hongkongais Lung Kasing, personnage de sa série « Les Monstres », fabriqués par Pop Mart en Chine, les Labubu affolent cette année tous les compteurs : 10 millions d’unités vendues chaque mois et 87 millions de dollars générés en 6 mois ! La valorisation de Pop Mart à près de 40 milliards de dollars dépasse désormais celles des géants du jouet Hasbro et Mattel cumulés !
Les éditions limitées, les codes du luxe et le concept de la « blind box » sont autant d’astuces marketing qui poussent les consommateurs à collectionner, à être accro et même à revendre à prix d’or ces peluches. Il se murmure même que la rareté des stocks serait orchestrée par la marque, en organisant par exemple des loteries pour se procurer certains modèles…
Un coup de génie marketing qui a transformé des peluches en véritable accessoires lifestyle, qu’on accroche et qu’on affiche partout. Sans oublier leur musique entêtante, qui cumule plus de 23 millions de vues sur YouTube :
Aux États-Unis, un magasin spécialisé dans la vente des célèbres peluches a été la cible d’un cambriolage spectaculaire. Selon la chaîne américaine ABC News, plusieurs individus ont dérobé plusieurs dizaines de boîtes, pour une valeur totale estimée à environ 7.000 dollars.
L’engouement est tel qu’il a également donné naissance à des contrefaçons, notamment les copies baptisées Lafufu. Pékin prend le phénomène très au sérieux : les autorités chinoises traquent activement ces imitations, considérant le personnage de Labubu comme une véritable icône culturelle et même une fierté nationale à protéger !
Face à cette vague planétaire, les grands noms du divertissement veulent eux aussi tirer leur épingle du jeu. Disney a ainsi lancé sa propre collection inspirée de cette tendance : les Urupocha-Chan, originaires du Japon. Le nom, qui signifie littéralement « yeux larmoyants, potelé et affectueux », colle parfaitement à l’esthétique kawaii qui séduit les fans. La collection compte quatorze personnages cultes, parmi lesquels les incontournables Mickey, Minnie, Donald ou encore Stitch, revisités dans ce style attendrissant.
Ce phénomène Labubu illustre à quel point la culture des figurines de collection est devenue un enjeu économique et culturel majeur, au carrefour du jouet, de la mode et de la pop culture mondiale.
@disneystore From Disney Store Japan! 💕Urupocha-chan are so Kawaii we made a fan cam. 🥹
♬ original sound - Disney Store
Sources : Challenges, Les Echos, Creapills
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