La face cachée du clip « Fils de joie » de Stromae ! (Vidéo) #Stromae

Un gros budget, mais un petit cachet pour les figurants.


Depuis son retour sur le devant de la scène et avec son nouvel album intitulé Multitude, Stromae met tout le monde d’accord. Des musiques originales, des textes engagés et des mises en scènes toujours inattendues. Son dernier clip « Fils de joie » ne déroge pas à la règle et a déjà séduit près de 9 millions de fans sur Youtube. Mais connaissez-vous la face cachée de cette vidéo ?

Dans une interview à Konbini, l’artiste a livré quelques infos sur le tournage de ce clip, mettant en scène les funérailles nationales d’une prostituée disparue, dans un pays imaginaire. Tourné à Bruxelles les 21 et 22 janvier dernier, le parc du Cinquantenaire qui servi de décor a été grandement retouché lors du passage aux effets spéciaux.

Stromae affirme que c’est, pour l’heure, la vidéo la plus chère et la plus difficile à produire de toute sa carrière. Un budget record qui s’explique notamment par la nécessité d’avoir la participation de 500 figurants pour la chorégraphie. Malheureusement, certains participants ont révélé dans la presse Belge les mauvaises conditions de travail lors de l’enregistrement.

Une danseuse a dénoncé les 150 euros proposés en défraiement pour 5 jours de travail (répétitions, essayage et tournage en extérieur) et le « mépris et manque de professionnalisme de la part de l’organisation et des chorégraphes pour les danseur.euses ». Elle a quitté le projet au bout du 2ème jour de préparation. Une figurante, payée 60 euros, a pour sa part souligné la « très grande disponibilité » qui était demandée : à partir de 6 heures du matin et jusqu’à 17 heures, et ce pendant 2 jours consécutifs. La société de production du clip de Stromae n’a pas réagi à cette polémique...

150 euros pour 5 jours, on rentre ici dans des conditions qui ne sont pas des conditions financières décentes, ni même recevables, acceptables d’emploi artistique mais de simple défraiement. Et on entend parler d’une gaufre ou de quelques gaufres en guise de catering sur une journée, tout ça ne rentre pas dans les normes réglementaires de ce qu’on fait habituellement et de ce qui s’applique habituellement. 30 euros par jour, on est bien évidemment en dessous du salaire journalier légal en vigueur… C’est tout à fait irrecevable.

Pierre Dherte est le président de l’Union des Artistes

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