Les incroyables conditions et le salaire des candidates à Miss France ! #MissFrance

Salaires de figurantes, manque de nourriture, rythme effréné, …


Des coulisses pas très glamour. Pour la première fois, les candidates à l’élection de Miss France ont toutes signé un accord confidentiel pour participer à l’édition 2022. C’est la plainte de l’association Osez le féminisme aux prud’hommes pour « discrimination » qui a motivé la société de production à sortir un contrat et un carnet de chèque. Mais il semblerait que ce soit l’option minimum qui ait été retenue, selon les informations révélées par le journal Le Parisien.

Égéries bénévoles ?

Les jeunes femmes ont été payées 84 euros par jour, mais uniquement pour les 2 jours de répétitions et le jour de la cérémonie de midi à minuit trente. Un cachet total de 252 euros net en tout, soit l’équivalent du Smic. Une somme symbolique quand on la compare au tarif du spot de publicité facturé par TF1 pour cette prestigieuse soirée : 114 000 euros brut les 30 secondes ! Un plus pour ces Miss Régionales qui viennent davantage pour une « expérience humaine » et pour la couronne nationale que pour l’argent. La Miss France élue touche en moyenne 3 000 euros par mois, en plus de tous les cadeaux offerts par les marques partenaires.

Le rythme en coulisses serait effréné et ce dès le voyage préparatoire. De 6 heures à 22 heures, les Miss sont sollicités, notamment pour mettre en boîte plusieurs séquences pour l’émission et réaliser des séances photos qui seront revendues à la presse. Les 48 heures qui précédent la cérémonie, les répétitions des tableaux chorégraphiées s’enchaînent toute la journée et des dîners sont organisés avec des personnalités de la région. Certaines candidates ont des problèmes de tension ou tombent malades face à cette cadence. Pire, une poignée de prétendantes ont perdu jusqu’à 6 kilos en raison d’un manque de nourriture et se faisait même livrer des plats supplémentaires !

250 heures de "travail" en 30 jours

Du côté de la production on martèle la notion de « concours » Miss France, sans « lien de subordination ». Ce premier contrat de 3 jours étant déjà « une grande avancée », selon Alexia Laroche Joubert. Dans le même temps, certaines jeunes femmes réfléchissent à se grouper pour mener une action au pénal contre la production. Tout comme Osez le féminisme qui ne compte pas lâcher l’affaire après ces nouvelles révélations dans la presse.

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