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La chanteuse et son label sont accusés d'utiliser illégalement l'image et l'univers du train Orient-Express. La SNCF, propriétaire de la marque, aurait contraint sa maison de disque Play On, dans un courrier daté du 27 mars dernier, de procéder au retrait de la vente de son dernier album intitulé Cabine 23. Une décision qu’Elisa Tovati a beaucoup de mal à encaisser : "Je suis effondrée, je ne dors plus, ne mange plus […] Je leur ai envoyé le disque le 12 septembre et n'ai eu aucune nouvelle", a confié l’artiste il y a quelques jours au journal Le Parisien.

De son côté, la SNCF dément vouloir censurer l’album en précisant “qu’aucune action en justice n’est engagée”, et détaille que les "discussions avancées avec la production du disque en juillet dernier pour monter un partenariat avec l'artiste, n'ont finalement pas abouti. […] Nous avions même accepté de ne pas faire payer la séance photo dans l'Orient-Express dans le cadre de ces négociations et avons été surpris que le projet voit le jour malgré l'absence de partenariat […] Aujourd'hui, c'est notre volonté de reprendre les discussions.”

Sauf qu’Elisa Tovati compte bien prouver sa bonne foi, à travers de nombreuses interviews, et poursuivre l’exploitation de son album, même si aucun document écrit n’a été rédigé... Par exemple, son producteur a publié hier un communiqué contre attaquant la version de la SNCF. Ce document, que nous reproduisons ci-dessus, dévoile la mise en demeure et l’assignation de la société contre le label.

A ce jour, 6 000 albums de Cabine 23 ont été vendus, et ce sont 8 000 CD encore dans les bacs qui vont donc être retirés et détruits. Play On estime perdre près de 80 000 euros avec cette interdiction, et accuse la SNCF d’avoir contacté des artistes qui ont travaillé sur l'album d'Élisa Tovati, afin de développer un autre projet musical autour de l'Orient-Express. La guerre commerciale ne fait donc que commencer…

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