Discrètement, des machines électroniques à voter débarquent dans certaines agglomérations françaises. Oui, cette année beaucoup de Français voteront sans utiliser de papier lors des prochaines élections présidentielles ! Quelques tests ont déjà été faits ces dernières années, mais les villes ayant opté pour du 100 % électronique sont encore rares. La dernière ville en date à s'être mis au vote électronique est celle d'André Santini, Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine. De plus, la loi et le code électoral oblige qu’il n’y ai pas le choix dans chaque bureau de vote, un seul système de vote : papier classique ou machines à voter. En outre, le choix des machines a ses avantages : la ville est modernisée en quelque sorte, le dépouillement est plus rapide car quasi instantané,… Mais il réside aussi un inconvénient majeur : cela coûte très cher, et il faudra attendre 5 ans avant leur amortissement dans une ville. Ce pose aussi la question de la viabilité des votes électroniques. Les votes sont-ils correctement mémorisés ? N’y a-t-il pas de bug possible ? Existe-t-il un moyen de truquer les résultats d’une machine ? Selon le directeur commercial d’une société leader en fabrication de telles machines, il n’y aurai aucun problème, et il existe un dispositif de blocaque juste après la validation du vote, et il débouche sur un fichier pour d’éventuels recomptages. Notons tout de même que 114 critères sont imposés par la France pour autoriser l'utilisation des machines à voter, ce qui n'est pas forcément le cas dans les autres pays… Alors prudence sur les machines à voter les 22 avril et 6 mai prochains.

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