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Souvenez-vous : le 18 octobre 2003, l’émission Star Academy de TF1 était interrompue en direct vers 21h05 par des intermittents du spectacle, qui pénètrent de façon violente dans le studio de la Plaine Saint Denis (93). En coulisses, des échauffourées très virulent ont lieu entre le service de sécurité de la production et les intermittents. Des coups de poings partent, une porte vitrée est brisée, une femme agent de sécurité sera même blessée. L’antenne est coupée, un épisode de Julie Lescault sera diffusé a la hâte, et TF1 compte 2 millions d’euros de pertes de recettes publicitaires.
Quatre années après, le procès de cet indicent s’est ouvert vendredi 28 septembre à la 14e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny. Pendant six heures, le tribunal a refait le film de cette intrusion, devant quatre intermittents qui comparaissnt pour “entrave à la liberté du travail”, et l’un d’eux se voit même reprocher des menaces de morts envers un vigile. Et si c’est la Star Academy qui a été visé par les intermittents pendant cette semaine morte de la culture en octobre 2003, c’est selon eux parce qu’elle est le symbole de la marchandisation de la culture et que son producteur Endemol est connu pour abuser du système de l'intermittence. Le procureur a requis entre un et quatre mois d'emprisonnement avec sursis, le jugement sera rendu le 16 novembre prochain.
 

 

Mise à jour du 18/11/08 :
Deux hommes ont été respectivement condamnés à une amende de 1 000 et 1 200 euros. Cette décision semble relativement les satisfaire. Le procureur avait réclamé contre eux et contre 2 autres intermittents entre 1 et 4 mois de prison avec sursis. Les 4 hommes ont été relaxés du délit d'“entrave à la liberté d'expression”. Le tribunal a jugé que l'arrêt de l'émission n'avait pas été directement causé par l'action des intermittents. Un homme a aussi été relaxé pour des violences présumées sur une femme vigile, qui lui avait pris son appareil photo. Ni la production de l'émission, ni la société de vigiles ne se sont portées partie civile.

Mise à jour du 24/08/14 :
A la demande de l'un des intermittents, les noms ont été supprimés de cet article.

 

LE + DE SANSURE : Regardez la vidéo retraçant les faits,

avec ce qui s’est passé à l’antenne, et ce qui a été filmé en coulisses par les intermittents

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