Saint Laurent de nouveau accusée de diffuser une image dégradée de la femme ! #SaintLaurent

Cette campagne d’affichage fait polémique.


La marque de luxe fait la promotion de sa collection composée de cuir et de latex depuis déjà 11 semaines et passent entre les gouttes de vives critiques. Des visuels, réalisés par le photographe Juergen Teller et le directeur artistique Anthony Vaccarello, montrent des femmes, parfois sans leur tête visible, dans des lieux délabrés et dans les positions très suggestives …

Une dizaine de plaintes ont été déposées auprès de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité pour « représentation de la femme comme un objet sexuel déshumanisé, la mise en scène de sa vulnérabilité et surtout la représentation d’une scène suggérant, sans la condamner, une violence sexuelle à son encontre ».  L’ARPP, qui est intervenue auprès de Saint Laurent, confirme l’impression de « femme réduite à un objet sexuel » et d’une « soumission sexuelle ».

Mais le Jury de Déontologie Publicitaire a reconnu le problème uniquement pour la version du pantalon bleu. Plus grave, l'avis des jurés serait truffé de préjugés sur la culture du viol, en estimant que « les vêtements ne sont pas déchirés ou abîmés. Le dos dénudé ne porte la trace d'aucune blessure ni d'aucun coup [...] ni arme ni sang. »

L’afficheur JCDecaux s’est donc plié à l’avis du JDP et ne diffuse plus la publicité la plus controversée.
Une affaire qui remet au cœur du débat le sexisme dans la publicité. En 2017, Saint Laurent avait déjà fait polémique avec des photos sexistes et avait balayé les désapprobations en affirmant « qu’elle avait à cœur de défendre et revendiquer le droit et la liberté des femmes à disposer de leur corps comme elles l’entendent ».

Retour à l'accueil