Gad Elmaleh accusé de plagiat pour le sketch du « blond » ! #plagiat

De nouvelles révélations qui plombent ses projets.


Depuis le début de l’année, l’humoriste est au cœur d’une polémique sur de nombreux plagiats de sketchs de sa carrière, révélés par CopyComic. Malgré une pression judiciaire de ses avocats et des justifications peu convaincantes de Gad Elmaleh dans quelques émissions, de nouvelles révélations continuent de l’enfoncer un peu plus.

Dernières en date, celle publiées par le dernier numéro du magazine Society, avec son enquête « Gad et le malaise : l’humoriste a-t-il plagié ? ». On y apprend notamment qu’un humoriste de renom a constaté que Gad Elmaleh aurait pioché à trois reprises dans son répertoire. Cette victime pense que « c’est du vol organisé » et « qu’il faut le dénoncer », pour « tous ceux qui se cassent le cul à vraiment écrire » !

Si le petit milieu de l’humour parisien rappelle en préambule que Gad Elmaleh a “évidemment” écrit des choses, et des très bonnes, on explique que l’on “savait” qu’il s’était un peu servi à droite à gauche, sans toutefois “mesurer l’ampleur du phénomène”.

Society

Martin Petit, un humoriste québécois, a constaté il y a quelques années qu’un de ses numéros était très semblable au sien. Un sketch qui met en lumière « des témoignages de poissons qui se font pêcher par des êtres humains ». Entre 1988 et 1992, Gad s’intéressait à l’humour et fréquentait notamment le Café Campus à Montréal. Un lieu où jouait Martin Petit.

Vers 2010, ce dernier assiste à un spectacle de Gad Elmaleh au Palais des sports à Paris et s’étonne que « plusieurs de ses vannes ressemble fortement à celles de certains de ses amis humoristes québécois ». En loges, Gad « n’a pas parlé d’hommage, mais d’inspiration ». « C’est marrant, c’était comme s’il essayait de se dédouaner avant même qu’on le prenne la main dans le sac. » juge Martin Petit. Ce dernier se dit aujourd’hui « choqué par la quantité » de blagues potentiellement copiées.

« Mais qui va te croire ? Je suis le number one ! »


Pire, son sketch culte du « blond » ne serait pas original. Kamel Bennafla soupçonne Gad Elmaleh de lui avoir piqué ce personnage. Cet homme qui sait tout faire mieux que tout le monde est né de l’imagination du célèbre humoriste marseillais à la fin des années 90, lors du festival d’Avignon. Les deux humoristes s’y produisent et se retrouvent ensemble pour la première fois dans l’émission de Tex sur Europe 2. Un extrait du sketch « Ma femme au ski » de Kamel est alors diffusé. Gad demande alors une copie de la cassette afin de « l’écouter le soir à la maison ».

Et quand Gad fait son sketch dans les années 2000, le public de Kamel lui dit que son « blond » est celui d’Elmaleh ! Il capitule et le renomme alors en “play-boy”… Contacté par Society, Tex n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Et Gad non plus évidemment.

‘Blond’ c’est une formule marseillaise qui date des années 90 et qui décrit un beau mec, un premier de la classe, le mec qu’on remarque, quoi.

Éliane Zayan, adjointe à la culture de la mairie de Marseille et fondatrice du café-théâtre Le Quai du rire

Kamel Bennafla a travaillé pour Gad Elmaleh au début des années 2000, pour un rôle de patron de commerce marseillais dans le film Chouchou. Mais la scène est finalement coupée au montage pour des raisons valables. Aujourd’hui il se demande si cette expérience n’était pas « pour acheter son “amitié” », en devançant des embrouilles potentielles…

Mais Kamel Bennafla ne peut pas faire grand-chose : le texte n’est pas le même, Gad Elmaleh lui avait seulement pris “l’essence” tout en déclinant le personnage dans différentes situations.

Il fait des putains de samples et c’est un interprète de génie. Là-dessus, rien à dire ! C’est d’ailleurs dommage de gâcher autant de talent...

Un humoriste de renom

Les projets de Gad en ont pris un coup. Son adaptation en film du personnage du blond, incarné par Philippe Lacheau, serait en stand-by. Il aurait aussi repoussé son retour seul en scène, prévu initialement à la rentrée, pour roder son prochain spectacle...

Si je devais citer sur l’affiche de mon spectacle tous les mecs que j’ai pompés, il n’y aurait plus de place pour mettre mon nom.

Coluche

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