Le Youtubeur Sylvain a enquêté sur le plagiat chez Lafont Presse ! #enquête

Un recyclage d’articles massif et des magazines cheap.


Le Youtubeur Sylvain Szewczyk a mené une longue enquête sur les plagiats de Lafont Presse. L’été dernier nous avions déjà consacré un article sur les énormes erreurs présentes dans l’un de leurs titres : Jeux Vidéo Revue. Mais c’est une large majorité de leurs magazines qui sont truffés d’erreur et surtout qui sont « écrits » avec du copié – collé. Pages Wikipédia, magazines concurrents, sites internet, … toutes les sources sont bonnes pour remplir leurs pages à moindre frais et vendre leurs revues.

Plus fort encore, selon Sylvain, Lafont Presse recycle même « ses articles » en les publiant à nouveau dans un autre de ses titres, quelques mois après. C’est l’avantage quand on a près d’une centaine de revues qui couvrent tous les thèmes de la vie quotidienne. Et surtout quand on voit le thème de la Philosophie être à la une de 6 magazines ! Toutefois, la plupart des magazines ont une durée de vie très courte, avec entre 2 et 3 numéros publiés en moyenne.

Rédaction amateur, titres éphémères et invendus en nombre !

Les magazines sont écrits par une rédaction déléguée, c’est-à-dire qu’ils sont sous traités. C’est notamment une association culturelle de Versailles, composée de personnes de plus de 50 ans, qui est chargée de remplir plusieurs titres de Lafont Presse, dont un sur la télé-réalité et un autre sur l’automobile ! Contactée par Sylvain, l’association se dit victime d’un journaliste qu’elle a payé pour écrire des articles, puis affirme ne pas être sérieuse et ne pas être de la profession…

Sylvain a même été à la rencontre de Robert Lafont, le patron de Lafont Presse. Ce dernier a confirmé la suspension du titre Jeux Vidéo Revue à la suite des révélations de plagiats et ne s’estime pas responsable des copié-collé dans ses magazines. Ces méthodes de Lafont Presse contribuent à discréditer le milieu de la presse écrite.

Le Youtubeur en a profité pour dénoncer le problème de la Loi Bichet et des messageries de presse. En clair, n’importe quel éditeur qui sort un journal ou un magazine se verra automatiquement distribué ainsi que d'être mis en rayon dans les kiosques et est libre de choisir la quantité mise à disposition. Et les kiosquiers, qui achètent le papier, sont submergés de nouveaux titres et de magazines invendus…

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