Les interdits de… Fukushima abandonné

“Il n’y a aucun endroit sur terre que l’on peut comparer à Fukushima.”


Nouvelle rubrique sur Sansure. Avec « Les Interdits De… » nous vous emmenons au cœur de sujets et de lieux sensibles, soit parce qu’ils sont interdits au public soit parce qu’ils ont été censurés par le monde médiatique. Pour ce premier dossier nous vous proposons d’aller à Fukushima, plus de 6 ans après l’accident nucléaire.

Le néerlandais Bob Thissen et le belge Frederik Sempens se sont infiltré illégalement dans la zone d’exclusion, à proximité de la centrale de Fukushima. Des kilomètres carrés, figés, sans vie, où la nature tente de reprendre ses droits dans un décor apocalyptique abandonné depuis le 11 mars 2011, date de la catastrophe. Si le nettoyage est en cours par endroits, le taux de radioactivité dans cet espace est extrêmement dangereux, entre 2 et 5 millisieverts au plus bas, mais à certains endroits jusqu’à 400 ! Alors qu’au-delà de 100, les services sanitaires jugent qu’il y a un risque de cancer…

C’est en effet risqué, mais nous voulions prendre ces images. Il n’y a aucun endroit sur terre que l’on peut comparer à Fukushima. On aimerait que l’être humain prenne conscience du danger après un événement aussi tragique, mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas.

Bob Thissen à HLN

Après avoir longé la zone rouge dans laquelle il est interdit de s’arrêter, ce que les deux hommes ont découvert pendant leur visite fait froid dans le dos. Des supermarchés dans lesquels les produits ont atteint un stade de décomposition répugnant au milieu des toiles d’araignées, des véhicules quasiment intacts abandonnés, des dizaines de salles de machines à sous et d’écoles désertées, … Mais aussi des quartiers entiers et des maisons qui tombent en ruine comme ils ont pu le filmer à l’aide d’un drone.

Repérés, interrogés et traqués nuit et jour par la police, Bob et Frederik ont clairement risqué leur vie pour rapporter des images. Un tremblement de terre a même eu lieu pendant leur expérience. Sans compter les problèmes techniques à enregistrer leurs vidéos avec un taux de radioactivité extrême. Les explorateurs ont réalisé à leur retour une série de reportages saisissants, afin de sensibiliser sur les dangers du nucléaire, dont ils publient un nouvel épisode chaque mardi actuellement :

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