Henri Leconte tacle tout le tennis français ! #clash

Le consultant sportif est excédé par le niveau de son pays.


Le système, les joueurs, la fédération, tout le tennis français en prend pour son grade. Dans une interview au journal Le Parisien, Henri Leconte ne fait pas dans la langue de bois quand on lui demande son avis ! Revers choisis :

A part Lucas Pouille, c'est une génération qui est plus sur le déclin qu'autre chose. On s'inquiète, oui. Il y a beaucoup de choses négatives, notamment pour certains le professionnalisme. Il faut se réveiller. On est une bonne nation mais pas une nation pour gagner en Grand Chelem. Les joueurs sont responsables : à eux de se prendre en charge et d'être honnêtes avec eux-mêmes. Arrêtez, les mecs, de nous dire « on veut gagner un Grand Chelem » : c'est pas possible ! Ils ne s'entraînent pas, ne font pas l'effort nécessaire.

Henri Leconte sur l’absence de joueur français dans le top 15

Faut se réveiller, faut travailler sur l'avenir, faut arrêter de dire qu'on a un potentiel. On n'a rien ! On repart de zéro. Les joueurs français ont un melon monumental : ils n'ont rien gagné et ils ont un melon !... Quand tu vois tous les autres se remettre en question... Regardez les Canadiens. Et avec qui ? Avec les Français Louis Borfiga, Nicolas Perrotte (NDLR : les deux entraîneurs français travaillent au renouveau du tennis canadien) ! Et nous, on donne à des gens sans doute compétents, mais qui ne sont pas souvent là... Il faut revenir à des bases saines. Aux dirigeants de prendre les bonnes décisions et de s'entourer de gens qui ont faim.

Henri Leconte sur le potentiel des tennismans français

Il faut être honnête : on a la chance d'avoir une Fédération forte, un tournoi du Grand Chelem, mais c'est ridicule ce qu'on fait. Imaginons qu'on la gagne, on va encore dire « c'est grâce à ci, c'est grâce à l'autre » mais il n'y a rien. Il n'y a pas de structure.

Henri Leconte sur la Coupe Davis

Pour se remettre en question, il faut prendre le mur en pleine gueule. […] Il faut aussi que la Fédération se réveille car, si on continue, on va finir comme la Suède : au revoir, le tennis ! Il faut changer. La mentalité est mauvaise, tout est mauvais.

Henri Leconte sur la saison

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