Les photos choc de l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet ! (mis à jour) #NKM

La candidate LR est sortie ce vendredi matin de l’hôpital.


NKM a été prise à partie par un homme jeudi dernier, lors d’un tractage sur un marché. Une agression qui l’a faite tomber au sol, entrainant une perte de connaissance pendant plusieurs minutes et un traumatisme crânien. Une rédactrice et un photographe de l’AFP, qui suivaient Nathalie Kosciusko-Morizet, ont assisté et photographié la scène, avant de mettre les clichés à disposition des rédactions. LCP, BFMTV et Le Point ont diffusé ces photos, notamment celles où la candidate est au sol, non sans choquer l’opinion et les politiques. Sur l’une des plus sensible, on voit Nathalie Kosciusko-Morizet à terre, de face, les yeux à moitié ouverts mais visiblement encore très sonnée, avec un secouriste.

L’AFP pointé du doigt et se fait censurer.

L’Agence France Presse assume ces images qui sont une information. Mais face aux réactions et sous la pression, la majorité des clichés de l’agression ont été remplacés et certains articles les reprenant carrément supprimés… Certains internautes sur les réseaux sociaux estimant qu’il fallait plutôt diffuser la photo de l'agresseur, qui a pris la fuite, afin qu’il soit identifié (que l’on distingue en haut à droite d’une photo). Une enquête pour violences volontaires a été ouverte par le parquet de Paris, qui devrait récupérer d’autres photos prises par l’équipe de la candidate, ainsi que les images de la vidéosurveillance de la station de métro par laquelle l’agresseur s’est fait la malle.

Une personnalité publique, candidate aux élections législatives, se faisant agresser et ayant, suite à cette agression, un malaise lui faisant perdre connaissance plusieurs minutes, est une information justifiant, pour une agence de presse comme l’AFP, d’être relaté en texte et en image. […] Compte tenu de l’intérêt légitime de cette information et de la nature des photos, nous avons considéré pour notre part qu’il relevait de notre mission de les divulguer.

Stéphane Arnaud, le rédacteur en chef du service photos AFP

Mise à jour du 23 juin :
Vincent Debraize, maire de Champignolles qui est accusé d’avoir agressé NKM, a livré sa version des faits jeudi dernier. L’homme se place davantage en victime qu'agresseur, en précisant que c’est à cause d’un soutien de la candidate qui l’a menacé de "lui péter la gueule." Puis c’est carrément Nathalie Kosciusko-Morizet qui l’aurait insulté : « elle s'avance vers moi et avec les tracts qu'elle avait dans la main, camoufle son visage, se penche vers moi et me dit, baissant la voix [...] "dégage, connard". » Puis les tracts volent, alors qu’il n’aurait porté aucun coup pour la faire tomber. Et c’est parce qu’il aurait été toujours menacé physiquement par les soutiens de NKM qu’il aurait fui dans le métro… Vincent Debraize a annoncé avoir l'intention de porter plainte contre ses agresseurs pour coups et blessures. Son procès pour violences et outrage "sur une personne chargée d'une mission de service public" aura lieu le 11 juillet prochain.

 

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