Six mois après les JO de Rio, des infrastructures sont déjà en ruine ! #Rio2016

Argent gaspillé, lieux à l’abandon, zones fermées, …


Six mois après le faste de la compétition, l’esprit des Jeux Olympiques s’est détérioré à Rio. Du stade Maracanã aux piscines olympiques en passant par le terrain de golf, les lieux ressemblent à une ville fantôme, avec de nombreuses zones fermées au public. Une situation désastreuse qui inquiète les habitants, partagés entre le désir de bénéficier des infrastructures et le gaspillage qu’elles représentent.

Le stade Maracanã est fermé.

Lieu emblématique des JO depuis la cérémonie d'ouverture, il est aujourd’hui à l’abandon et fermé au public. Les détériorations, naturelles ou volontaires, sont nombreuses : les vers ont endommagé la surface de jeu, les fenêtres du stade ont été brisées, des éléments de cuivre ont été arrachés des murs et des plafonds, et 10% des 78 000 sièges sont déchirés ou se sont décrochés… Les grilles resteront closes jusqu'à ce qu'un compromis soit trouvé entre le comité Rio 2016 et le groupe de divertissements américain AEG et l’entreprise brésilienne de BTP Odebrecht, tous deux concessionnaires du stade. Mais ces derniers ont donné comité olympique la gestion du stade entre le 30 mars et le 30 octobre à condition de le rendre dans l'état dans lequel il avait été livré. Vu l’état des lieux, cette clause n’est donc non respectée…

Les piscines vides du Centre Aquatique.

Malgré des panneaux annonçant une rénovation, aucuns travaux ne sont vraiment prévus. Pour preuve, les photos prises il y a une dizaine de jours qui montrent des bassins qui pourrissent, remplis de boue et infectées d’insectes.

Le terrain de golf déserté.

Sport très peu connu au Brésil, le terrain de golf à 18 millions d'euros n’attire plus les visiteurs. Et pour cause, la signalisation pour arriver au site est inexistante et les promoteurs n'ont pas encore lancé le site internet dédié. Pire, son gérant n'a pas été payée depuis 2 mois par la Fédération brésilienne de golf. Par conséquents les parcours inutilisés deviennent inutilisables, par manque d’entretien…

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