Les affiches de prévention anti-VIH destinées aux homosexuels vandalisées et censurées ! (mis à jour) #loveislove

Deux ministres ont vivement réagi aux attaques homophobes


La dernière campagne de Santé publique France destinés aux couples d’hommes a déclenché de vives réactions. Les 4 affiches décrivent différentes situations en 3 lignes, accompagnés du slogan « Les situations varient. Les modes de protection aussi. » et renvoyant au site sexosafe.fr. Ces visuels ont été diffusés depuis quelques jours sur les réseaux sociaux et via des panneaux publicitaires. Ce sont justement ces espaces d’affichages sur la voie publique qui ont subi des dégradations de la part des anti-mariage gay et des militants de la Manif pour tous…

Des actions de censure et des attaques sur les réseaux sociaux, reproduites ci-dessous, vivement commentées par deux ministres. Laurence Rossignol, ministre des Famille, estime qu’on a "la chance de vivre dans un pays où on informe les gens, sans déni, pour les aider à se protéger contre les maladies graves". Quant à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui soutient l’établissement public à l’origine de cette campagne, elle invite les internautes à relayer les visuels et souligne que "le Sida n'est ni raciste ni homophobe, lui".

Mise à jour du 21/11 : Le maire LR d’Aulnay-Sous-Bois souhaite également faire censurer ses affiches via un arrêté municipal, d’après BFM TV. Il compte apposer sur les visuels présents dans sa ville une barre jaune avec ce texte : « Protégeons nos enfants. Affiches interdites sur le territoire de la commune d'Aulnay-sous-Bois, en vertu de l'arrêté du Maire n°2016-403 pour la protection de l'enfance. » On relayera aussi quand ce type d’abus de pouvoir sera pratiqué sur des publicités sexy…

Mise à jour du 22/11 : A Compiègne les affiches ont été supprimées par le maire LR D'après lui, ces affiches avaient été créées avec « la volonté de choquer » et portaient atteinte à « la notion de famille. Il était ainsi plus sage de les retirer. » Pour Laurence Rossignol, la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, il s'agit ici encore d'un "déni homophobe de la mairie de Compiègne que l’on avait déjà vu à l’œuvre avec les tweets d’Arielle François. La prévention doit pourtant l’emporter sur toutes les autres considérations."

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